Les faux-semblants du Front national: Sociologie d'un parti politique par Sylvain Crépon

Les faux-semblants du Front national: Sociologie d'un parti politique

Titre de livre: Les faux-semblants du Front national: Sociologie d'un parti politique

Éditeur: Presses de Sciences Po

Auteur: Sylvain Crépon


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Sylvain Crépon avec Les faux-semblants du Front national: Sociologie d'un parti politique

Depuis que Marine Le Pen a été élue à sa présidence en 2011, jamais
le Front national n’a réalisé de tels scores électoraux, attiré tant de
militants, compté tant d’élus. A-t-il changé pour autant ? Fondamentalement,
non. Le « nouveau » FN est une illusion, entretenue par des
médias qu’il fascine. Telle est la conclusion de la minutieuse enquête
menée par les auteurs de ce livre, qui comparent l’électorat, les militants,
les réseaux, les programmes et la rhétorique du père et de la fi lle.
Si la nouvelle présidente a infl échi son discours, notamment sur
l’antisémitisme, si son programme inclut des éléments empruntés à la
gauche (questions économiques, laïcité, moeurs), son fonds de commerce
principal reste l’immigration. Elle gagne des voix auprès de catégories
jusqu’ici réticentes (femmes, juifs…), mais les grands traits de l’électorat
frontiste ainsi que son implantation géographique n’ont pas varié. Le FN
reste un parti « anti-système », tant par les valeurs inégalitaires qu’il défend
que par son refus du pluralisme. Un positionnement qui explique en partie
son succès, tout en le condamnant, pour l’heure, à l’isolement politique.
La normalisation du FN est donc loin d’être achevée, malgré la stratégie
de « dédiabolisation » affi chée. Il n’est toujours pas un parti « comme les
autres », pas plus qu’il n’est encore « le premier parti de France » ou « aux
portes du pouvoir ».

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Depuis que Marine Le Pen a été élue à sa présidence en 2011, jamais
le Front national n’a réalisé de tels scores électoraux, attiré tant de
militants, compté tant d’élus. A-t-il changé pour autant ? Fondamentalement,
non. Le « nouveau » FN est une illusion, entretenue par des
médias qu’il fascine. Telle est la conclusion de la minutieuse enquête
menée par les auteurs de ce livre, qui comparent l’électorat, les militants,
les réseaux, les programmes et la rhétorique du père et de la fi lle.
Si la nouvelle présidente a infl échi son discours, notamment sur
l’antisémitisme, si son programme inclut des éléments empruntés à la
gauche (questions économiques, laïcité, moeurs), son fonds de commerce
principal reste l’immigration. Elle gagne des voix auprès de catégories
jusqu’ici réticentes (femmes, juifs…), mais les grands traits de l’électorat
frontiste ainsi que son implantation géographique n’ont pas varié. Le FN
reste un parti « anti-système », tant par les valeurs inégalitaires qu’il défend
que par son refus du pluralisme. Un positionnement qui explique en partie
son succès, tout en le condamnant, pour l’heure, à l’isolement politique.
La normalisation du FN est donc loin d’être achevée, malgré la stratégie
de « dédiabolisation » affi chée. Il n’est toujours pas un parti « comme les
autres », pas plus qu’il n’est encore « le premier parti de France » ou « aux
portes du pouvoir ».Depuis que Marine Le Pen a été élue à sa présidence en 2011, jamais
le Front national n’a réalisé de tels scores électoraux, attiré tant de
militants, compté tant d’élus. A-t-il changé pour autant ? Fondamentalement,
non. Le « nouveau » FN est une illusion, entretenue par des
médias qu’il fascine. Telle est la conclusion de la minutieuse enquête
menée par les auteurs de ce livre, qui comparent l’électorat, les militants,
les réseaux, les programmes et la rhétorique du père et de la fi lle.
Si la nouvelle présidente a infl échi son discours, notamment sur
l’antisémitisme, si son programme inclut des éléments empruntés à la
gauche (questions économiques, laïcité, moeurs), son fonds de commerce
principal reste l’immigration. Elle gagne des voix auprès de catégories
jusqu’ici réticentes (femmes, juifs…), mais les grands traits de l’électorat
frontiste ainsi que son implantation géographique n’ont pas varié. Le FN
reste un parti « anti-système », tant par les valeurs inégalitaires qu’il défend
que par son refus du pluralisme. Un positionnement qui explique en partie
son succès, tout en le condamnant, pour l’heure, à l’isolement politique.
La normalisation du FN est donc loin d’être achevée, malgré la stratégie
de « dédiabolisation » affi chée. Il n’est toujours pas un parti « comme les
autres », pas plus qu’il n’est encore « le premier parti de France » ou « aux
portes du pouvoir ».